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Tout d’abord, d’où
vient votre nom ?
C’est top secret ! Non, ce n’est pas vrai… En fait, c’est une
question qui revient assez régulièrement. On a appelé notre
deuxième album "Et pourquoi les crayons ?",
et la réponse est dedans.
Comment en êtes-vous arrivés là ? Quel est
votre parcours, votre formation ?
Moi
je viens du théâtre de rue, je suis tombée dans la chanson un peu
par hasard. On est quatre sur scène, trois garçons qui font de la
musique : accordéon, piano, contrebasse et clarinette. On a des
parcours assez différents chacun : un qui était artisan, l’autre
ingénieur et puis finalement, ils se sont dirigés vers la musique
à un moment donné de leur vie. Cela fait environ deux et demi
qu’Amélie les Crayons existe.
Pourquoi avoir créé un univers gai,
bucolique ? Est-ce juste pour le spectacle ou cela reflète-t-il
votre personnalité ?
C’est un univers qui s’est fabriqué au fur et à mesure sur scène
avec un personnage à part entière. C’est un archétype de femmes,
au pluriel, comme plein de bouts de femmes en une seule personne.
Il y a un coté bucolique, oui, mais derrière, il se cache des
choses un peu étranges, notamment une fille un peu coincée mais
qui, des fois, pète un plomb et devient rock’n’roll, quoi !
Qu’est-ce que cela représente pour vous
d’être Découvertes du Printemps de Bourges 2004 ?
C’est une super fierté pour nous de pouvoir représenter la région
Rhône-Alpes. C’est une grande occasion de jouer devant plein de
professionnels à la fois, c’est extraordinaire parce que des fois
on rencontre des gens du métier sur la route, mais pas autant d’un
coup ! C’est l’occasion rêvée de pouvoir montrer qu’on existe.
Attendez-vous des retombées spéciales du
Printemps ?
Rien de spécial, juste dire que nous, on est ça et on fait ça.
Graphistes, stylistes, vous avez l’air
d’être bien entourés, est un mouvement de la région ou ces gens
font-ils partie de votre propre entourage ?
En
fait, c’est un peu comme ce qui se passe sur scène. J’ai rencontré
des gens au fur et à mesure et j’ai eu envie de travailler avec
eux, ils ont eu envie de travailler avec moi aussi, c’est une
histoire de partage, de rencontres. Finalement, il s’est avéré que
pour moi, le visuel et l’aspect scénique sont devenus très
importants. La communication l’est aussi et c’est pour ça qu’on a
des affiches avec ce qui se passe sur scène, c’est assez important
pour moi de jouer sur le visuel.
Quelles sont vos influences musicales ? On
parle souvent de vous en vous comparant à Jeanne Cherhal, qu’en
pensez-vous ?
Super, moi j’aime Jeanne Cherhal. C’est quand même très différent,
je sais pas si tu nous as déjà écouté mais il faut nous voir sur
scène. C’est vraiment différent. J’ai rencontré Jeanne et on a
tchatché, mais on a chacune notre route. Sinon j’ai pas mal écouté
du classique parce que j’ai fait du piano classique pendant une
dizaine d’années. J’aime aussi la musique traditionnelle, du monde
et de France. En dehors de ça, je n’ai pas vraiment écouté
beaucoup de chansons mais j’ai découvert par exemple Thomas
Fersen, Clarika…et j’aime beaucoup leur travail. Je me sens assez
proches de ces gens-là.
Etes-vous allée voir des concerts sur ce
festival ?
Je
n’en ai pas vraiment eu l’occasion, puis, il faut pouvoir rentrer.
Mais par contre je suis allée voir quelques découvertes, mais
après, c’est une histoire de temps, car ce sont les horaires où on
tracte. Mais on a vu notamment
Electro-chok. L’électro, moi c’est un truc que je ne connais pas
et que je n’aime pas trop. Si une copine me dit, "Viens on va voir
un concert d’électro", je dirai non. Et puis en fait, c’était très
bien et j’ai beaucoup aimé.
Où en est la préparation du nouvel album ?
Ça
y est, il part au pressage en fin de semaine, il arrive dans trois
semaines. Il sera distribué dans toute la France par L’autre
distribution et puis on va faire des tournées avec cet album-là.
Enfin, la petite question Froggydelight,
comment définiriez-vous votre musique en trois mots ?
Ca
peut être une expression ? Alors "dompteuse de coquelicots barjo"
!
Froggydelight, 23 avril 2004